C H A P I T R E 3
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Je me regardais dans ma glace. Horreur, j'étais même prête à croire Zoé. Je n'étais pas trop brune. J'avais des reflets bruns-blonds. Je n'étais pas trop mince. J'avais de jolies formes. Je n'étais pas trop grande. J'avais la taille d'une jeune fille de 17 ans. Comment pouvais-je ne pas me connaître à ce point ? Combien de temps cela faisait-il que je ne m'étais pas regardé dans un miroir ?
Toutes ces questions sans réponses furent interrompus par un ricanement. Ce ricanement, je le connaissais trop bien. Qu'est ce que Camille faisait-elle ici ? Camille, pour ceux qui l'aurait oublier, c'est une de mes s½urs. La pire des trois. Camille à 23 ans. Elle à la chance d'avoir des cheveux blonds et bouclés, des yeux bleus très clairs et des dents d'un blanc satin. Mais, ce n'est pas une sainte. Pas de mon point de vue. Sincèrement ? Je la déteste.
Elle me regarda et rigola de nouveau puis s'en alla en claquant la porte.
J'étais sûre que c'était ma mère qui l'avait invité. Ma mère l'adore. Pour elle, Camille devrait être un modèle pour nous toutes. Pouah, aucune envie de lui ressembler, sauf peut-être physiquement.
Je sortais de ma chambre et me mis à dévaler les marches des escaliers quatre à quatre.
« -Maaaaaman ! Fulminais-je.
-Oui, ma chérie, que se passe-t-il ? Dit-elle avec une voix angélique.
-Qu'est ce qu'elle fait là ? Dis-je en pointant un doigt sur ma s½ur et en prenant soin de détacher chaque mots.
Ma mère leva les yeux au ciel et Camille partit d'un fou rire, ce qui me fit soupirer.
-Joooools, voyons, ta s½ur ne viens presque jamais nous rendre visite, tu devrais être heureuse, dit-elle avec un ton blasé.
-Heureuse ? C'est le dernier sentiment qui me traverserait l'esprit en la voyant.
-Tu es jalouse de mon bonheur, Jools, c'est tout. N'empêche je te comprends, je serais pareille, à ta place, triompha Camille.
-Jamais, tu m'entends jamais, je ne serais jalouse de toi. T'es-tu vue ? T'es-tu entendu ? Criais-je à l'attention de Camille.
Elle pouffa. Encore une fois. N'arrêtera-t-elle donc jamais ?
-Les filles, arrêtez ces chamailleries. Vous n'avez plus dix ans. Soyez, s'il vous plaît, respectueuses envers l'autre, dit ma mère, l'air fatigué. Bien, Camille, tu étais venue pour nous annoncez quelque chose d'important, non ?
-Oui, c'est exact, répondit ma .. s½ur, mais je préférais que tout le monde soit là pour l'annoncer, si ça ne te dérange pas.
Elle se priait bien de se soucier de mon avis.
-Non, pas du tout, ça me permettra de rattraper ma nuit. Je vais donc me recoucher. Pas de bêtises en mon absence, dit-elle enfin en nous regardant ».
Pas de soucis. Je ne resterais pas une minute de plus en compagnie de Camille. Je me dirigeais à la cuisine, regardais l'horloge. 10h27. Qu'elle vie ! Je pris un plateau et me préparais un petit déjeuner que je comptais déguster dans ma chambre.
Camille m'avait suivi.
« -Tu te conduis comme une gamine, dit-elle visiblement déçue que je ne reste pas à bavasser avec elle.
-Rassure toi, Camille, je ne fais que suivre ton exemple, dis-je en me dirigeant vers les escaliers. »
J'étais dans ma chambre à manger quand soudain, je tiltais. Camille avait dit « Je préfère que tout le monde soit là pour l'annoncer ». Tout le monde ? Cela voulait-il dire que mes autres s½urs allait venir à la maison. Et que mon père et son ami, bien que maman les apprécies, se permettent un séjour ici ? Franchement, je ne l'espérais pas. Papa et Charlie, eux ne me dérangeait point, ce qui m'inquiétait le plus était mes trois s½urs réunis, toutes les trois ensembles, pour me faire passer un enfer. Je frissonais. Sa voix retentit une nouvelle fois dans ma tête « Tout le monde ». Soudain, cela me sembla bizarre. Est ce que ça voulait dire que Camille acceptait enfin Jack, le nouveau mari de maman ? Cette fois, c'était trop de question.
Je descendis encore une fois les escaliers et me dirigeais vers le salon où se trouvait Camille.
« -Qu'est ce que tu as voulu dire par « Tout le monde », tout à l'heure ?
-Tout le monde, tu ne sais pas ce que cela veut dire ? Me répondit-elle en me scrutant d'une façon étrange.
-Tout le monde, c'est très vaste. Tu comptes donc accueillir tout le monde, toute l'Europe, toute l'Asie, toutel'Afrique, toute l'Amérique, toute l'Océanie, tout le monde donc, chez maman ?
-Qu'elle sotte tu fais, toute la famille ! Papa, Charlie, Jack, Emilie et Rébécca.
-Bah ! Au moins, tu nous évites quand même Papy et Mamy, lui crachais-je.
-Que te prends-tu, tu n'apprécies plus Emilie et Rébécca ? Susurra-t-elle avec un rictus aux lèvres ? »
Je soupirais. Je sentais mes yeux me piquer. Non, il ne fallait pas que je pleure devant elle. Je ne pouvais pas lui faire ce plaisir. Mais c'en était trop. Je me mis à crier, de tout mon souffle. Camille fut tellement surprise qu'elle hoqueta, puis mis enfin ses mains sur ses oreilles. Je ne m'arrêterais pas, je ne le pouvais pas. C'était horrible. Comment pouvais-je réagir comme ça quand on m'annonçait que mes s½urs me rendait visite ? C'est ce que vous devez vous demander. Soudain, j'entendais maman dévaler les escaliers. Elle me bâillonna presque avec sa main.
«-Jools, voyons, tu es folle ? ! Cria-t-elle.
-Elle est attente, là c'est sûr maman ! Combien de fois te l'ai je dit ? Lui dis Camille.
Je ne me sentais plus. J'enlevais prestement la main de ma mère de sur ma bouche et giflais ma s½ur.
-Jools !
Ma s½ur se frottait la joue.
-Ex-ex-excuse moi, hoquetais-je. Je .. Je suis désolé, vraiment.
Ma mère me prit dans ses bras. De là, je voyais encore le visage furibond de Camille.
-Chuut, me rassura ma mère, ce n'est rien. Camille n'a pas fait exprès. Et toi non plus. Je ne sais pas ce qui vous est arrivez à vous deux, mais nous n'en parlerons pas. Elle me lâcha. Camille va t'installer dans ta chambre, Jools va mettre la table. Ils vont bientôt arriver.
Je m'exécutais de suite, ayant peur que maman me demandât ce qu'il c'était passé. Moi même, je ne savais pas.
Je déposais les assiettes doucement, de peur d'en casser une tellement je tremblais. Ma mère me regardait d'un visage soucieux.
« Jools ? demande-t-elle.
-Oui, maman ? Si tu veux comprendre ce qu'il c'est passé, je ne pourrais pas t'éclairer. je ne sais pas vraiment ce qu'il c'est passé. Le stress du Lycée, sûrement. »
C'était tout. Elle se retourna et partit rejoindre Camille dans sa chambre. Elle lui poserait la même question, Camille lui raconterait tout.
La sonnerie retentit. Je ne me dépêchais pas pour aller ouvrir. Je priais pour que cette fois, je ne craque pas.
Ils étaient tous là. Ceux que Camille avait cités.
« Bonjour, entrez, dis-je
-Joooools, s'exclama Rébécca en me prenant dans ses bras.
Rébécca était, elle, la moins pire des trois. Peut-être car c'était celle qui était la plus proche de mon jeune âge. Elle avait 19 ans, était assez petite, je la dépassais, et assez rondelette. Ses cheveux étaient noirs et lui arrivaient aux épaules. Difficile de le deviner quand on ne la connaissait pas car elle les attachaient toujours. Ses yeux en amandes étaient de couleurs verts pommes. Je ne lui enviait rien, à part ses yeux.
-Bonjour, Rébécca. Donne moi tes valises, je vais te les monter.
-Ça ira, merci Jools. Je connais le chemin.
Bien sûr, qu'elle le connaissait, je n'étais pas bête. Je voulais juste m'éclipser.
Emilie me regardait, mais je savais qu'elle ne prendrait pas la peine de me saluer, ni de me prendre dans ses bras. Vingt et un ans trônaient derrière elle. Petite, je la trouvais bizarre, car ses cheveux sont de couleurs roux. Personne n'est roux dans notre famille. Emilie est très grande, et très mince. Quand le soleil est là, cela lui fait ressortir ses tâches de rousseurs se trouvant sur son visage et sur ses bras. Elle aussi, à des yeux bleus. C'est le seul point commun qu'elle est avec les membres de la famille.
J'eus quand même droit à un hochement de tête en signe de bonjour, puis elle monta en compagnie de Rébécca. Dès qu'elles arrivèrent en haut, j'entendis des cris de joie. Bien sûr qu'elles étaient contentes de revoir Camille. Me dire que ces moments ne m'arriveraient jamais ne faisait qu'empirer les brûlures dans mon ventre.
J'arrêtais de penser à tout ça quand je sentais qu'on m'élevais du sol. Les bras qui me tenaient ne pouvaient appartenir qu'à Gordon, mon père. Charlie explosa de rire et mon père me reposa par terre en prenant soin de m'embrasser les cheveux. C'était tout. Le seul qui me prêta un peu plus d'attentions c'était Jack. En même temps, je vivais avec lui depuis plus de 10 ans, et il avait eu le temps d'apprendre à le connaître.
« -Bonjour, Jools. Comment tu vas ? Tu as grise mine ce matin.
-C'est que, cela fait longtemps que je n'ai pas vu mes s½urs, que je n'ai pas vu toute la famille réunis, et pour tout te dire je n'aime pas les réunions de famille.
-Ce n'est pas ma tasse de thé non plus, me dit-elle en commençant à baisser la voix et en rapprochant sa bouche de mon oreille. Je peux te dire une secret ? Je n'aime pas beaucoup Camille, elle ne m'inspire pas confiance, je la trouve froide. Mais je veux faire plaisir à ta mère, et je ne la connais pas assez pour la juger. »
Ses paroles me réconfortèrent. Je mis mon bras sous le sien et l'entraînais vers le salon où tout le monde était déjà assis.
« -Camille ne va pas tarder à descendre, dit Emilie en se raclant la gorge, elle tient à se préparer comme il faut pour l'événement.
-Ça m'a tout l'air d'une grande révélation, rigola Charlie. »
Emilie le regardant bizarrement, puis, s'apercevant qu'il était assis à ses côtés se leva et alla se poster devant la cheminée.
Sans le commander, je lui lançais un regard noir et elle me tira la langue.
Tout le monde poussa un soupir, quand Camille arriva. Elle s'était changer. Elle arborait maintenant une longue robe blanche, d'un tissu très fin. Elle s'était munie de gants noirs qui lui arrivaient jusqu'au coude. Elle était magnifique, cette tenue lui allait à merveille. Gwendolyn, ma mère se leva et vint étreindre ma s½ur.
Celle-ci la repousse calmement elle lui demande d'aller se rasseoir, puis elle se racla la gorge :
« -Si je suis venu ici, finit-elle par dire en me regardant avec des yeux suspects, c'est pour vous annoncer une grande nouvelle. Elle enleva un gant, celui de la main droit, tout en continuant de parler. Voilà maintenant 3 ans, que vous le savez, je suis éperdument amoureuse de Doug, et voilà qu'il .. Elle s'arrêta un moment. Enleva le gant de sa main gauche et finit par dire, d'une traite, et voilà qu'il me demande ma main, qu'il me demande en mariage ! »
Tout le monde se leva en accompagnant cette action d'un cri de joie. Mes s½urs sautèrent au cou de Camille en la félicitant et en luis demandant de leur montrer la bague. Mes parents pleurèrent de joie et dirent à l'unisson « Mais qu'elle enfant merveilleuse » ... Tout le monde était heureux. Tout le monde ? Non, pas moi.
Je me fis toute petite et montais dans ma chambre. Que la vie était injuste.
Le chapitre 3 n'est pas finie. Je le trouve juste trop long pour le mettre dans un simple article.
Il faudra donc patienter pour avoir la suite de ce chapitre. Désolé.
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(Son blog est de sujet inconnu comme elle dit, mais il vaut vraiment le coup ♥)
Si tu me connais vraiment, tu n'auras pas peur de faire ce test !!